Intervention de Eugene LARCHER : ESPACE SUD

Inauguration de la sixieme déchèterie

L’Espace Sud vient de se doter d’une sixième déchèterie, inaugurée le vendredi 19 juillet dernier. A cette occasion, notre camarade Eugène Larcher, président de la Communauté d’Agglomération de l’Espace Sud Martinique (CAESM), a, entre autres, rappelé quelques-uns des grands enjeux de la gestion des déchets en Martinique.

Ci-après, l’intervention d’Eugène LARCHER.

 Monsieur le Sous-Préfet,

Mesdames et Messieurs les Elus,

Mesdames, Messieurs,

 

Je suis heureux de vous accueillir ici pour cette cérémonie d’inauguration.

La déchèterie de « Les Anses d’Arlet » est la sixième du territoire communautaire.

Le Plan départemental pour l’élimination des déchets ménagers et assimilés, lancé en 2005, en prévoit sept dans le sud. Notre Communauté d’Agglomération agit donc efficacement dans ce domaine, d’autant qu’elle est engagée dans une démarche d’éco-exemplarité.

La problématique des déchèteries est au cœur des enjeux de la gestion des déchets. Les déchèteries favorisent le tri et la valorisation ; tri et valorisation qui représentent, avec la prévention et la réduction, des impératifs majeurs dans nos sociétés de surproduction de déchets.

 La Martinique n’échappe pas à ces problématiques. La gestion des déchets réclame d’ailleurs, chez nous, une mobilisation urgente.

Avec les fermetures des centres de stockage de déchets du nord, puis du centre, l’ensemble des déchets ultimes de la Martinique seront stockés au centre d’enfouissement technique de Céron, à l’horizon 2014.

L’équation est la suivante : la capacité de stockage de Céron est de 70 à 80 000 tonnes. Le volume annuel de déchets collectés en Martinique est de 160 000 tonnes… On mesure l’ampleur du défi à relever !

A l’Espace Sud, nous poursuivons donc fermement nos démarches pour acquérir le foncier nécessaire à la réalisation de l’écosite de Céron. Et les consultations relatives au marché de maitrise d’œuvre sont en cours.

Il faut, cela dit, poursuivre l’effort pour limiter le recours à l’enfouissement.

 C’est tout l’enjeu du tri et de la valorisation pour lesquels l’Espace Sud met en place un certain nombre d’outils.

Nous avons déployé 18 000 bacs marrons pour les biodéchets, 22 000 bacs jaunes pour les emballages ; et 360 bornes sont en place sur le sud (jaunes pour les emballages en plastique, en carton ou en métal, vertes pour les bouteilles et bocaux en verre).

Les déchèteries vont jouer, quant à elle, un rôle de plus en plus stratégique. Elles vont peu à peu se substituer à la collecte en porte à porte, qui ne favorise pas la valorisation des encombrants collectés.

D’une manière générale, les déchèteries assurent d’importantes missions que je rappelle brièvement :

 -         elles permettent de lutter contre les dépôts sauvages,

 -         elles contribuent à limiter le stockage de déchets encombrants à la décharge tout en optimisant le transfert et le traitement de ces encombrants ;

 -         et n’oublions pas que ces lieux d’apport volontaire assurent leurs missions dans des conditions respectueuses de l’environnement.

Les déchèteries ont donc toujours occupé une place centrale dans l’action communautaire en matière de collecte, de tri et de traitement des déchets.

Mais notre action concerne aussi la prévention et la réduction des déchets. Nous avons notamment signé un accord-cadre avec l’ADEME, en décembre 2011, pour la mise en œuvre d’un important programme local de prévention. Un programme qui mobilise les institutions signataires autour d’un objectif de réduction de 7 % en 5 ans de la quantité d’ordures ménagères par habitant, d’une part, et de diminution de 15 % des tonnages de déchets enfouis, d’autre part.

L’Espace Sud est en même temps engagé dans l’opération Entreprises Témoins Martinique destinée à encourager la réduction des déchets d’entreprises.

J’en profite pour rappeler que nous sommes, par ailleurs, impliqués dans la mise en place d’une structure unique de traitement des déchets, au 1er janvier 2014.

 A la demande du préfet, j’ai accepté de coordonner, dans ce cadre, les travaux d’une commission ad’hoc composée des présidents et d’autres élus de la CACEM, de la CCNM, du SMITOM et de l’Espace Sud. Une commission qui bénéficie aussi du concours d’administratifs de ces quatre institutions.

 Nos travaux avancent positivement sur la base d’une orientation essentielle : le maintien de la compétence collecte aux intercommunalités, dans une logique de proximité ; le transfert de la compétence traitement à un nouveau syndicat baptisée « SMTVD » : Syndicat Martiniquais de Traitement et de Valorisation des Déchets.

 Cette structure doit permettre de réaliser des économies d’échelle, surtout quand on connaît l’importance des investissements à réaliser.

 Nous avons choisi d’intégrer les déchèteries et les centres de transfert dans la compétence traitement, ce qui suppose un transfert des personnels.

 Avec nos équipes administratives et le concours de spécialistes, nous faisons en sorte que ce transfert s’effectue dans les meilleures conditions.

J’ai déjà eu l’occasion de rassurer les personnels concernés : les droits acquis ne seront pas remis en cause. Les changements de lieux de travail ne se feront qu’à la demande des agents. Des entretiens individuels ont commencé et la concertation se poursuivra jusqu’à la mise en place du SMTVD.

J’en profite pour saluer le responsable et les quatre agents affectés, ici, à cette déchèterie.

Je remercie les partenaires qui, aux côtés de l’Espace Sud, ont participé au financement de cette opération d’environ 1,3 M€ : je veux parler de l’Union européenne, de l’ADEME, de la Région et du Département.

Je salue les prestataires SEEN et FISER pour la présentation de véhicules qu’ils ont faite, des véhicules qui vont notamment permettre un meilleur suivi de l’exécution du service. Je salue le travail des entreprises CDC, E. Compagnie et Entreprise du Bâtiment, du coordonnateur SPS et du Bureau d’études ANTEA ; et je n’oublie pas l’implication des cadres et agents de l’Espace Sud qui ont su mener à bien cette opération.

Je souhaite désormais que la population utilise pleinement cet équipement, avec la conviction que le tri relève d’un véritable devoir citoyen et que l’enjeu, c’est la mise en œuvre concrète du développement durable de la Martinique ; un développement durable porteur d’emplois et de perspectives pour notre jeunesse.

Eugène LARCHER

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