Après le Congrès du 18 juin

 

 

Claude LISE a dit, après le Congrès du 18 juin 2009 :

 

 

« La première séance du congrès du 18 décembre 2008 a été l’occasion, pour une très large majorité d’entre nous, de proposer l’instauration d’un nouveau cadre institutionnel pour la Martinique. Cette deuxième session du congrès, le 18 juin 2009 confirme le choix des élus à ne plus différer. Le choix opéré majoritairement et de façon parfaitement démocratique est celui du régime de la spécialité législative régi par l’article 74.

 

 

 

Il nous appartient aujourd’hui de demander au Président de la république de soumettre la question à l’approbation des citoyens martiniquais au bout d’une période suffisante pour permettre l’information de ceux-ci.

 

En dernier ressort, nous le savons tous, c’est le peuple martiniquais qui se prononcera sur ce qui n’est évidemment qu’une proposition d’évolution institutionnelle.  Et croyez que je m’en félicite d’autant que je me suis battu pour obtenir que soit inscrite dans une loi cette consultation obligatoire, qui a fini par être constitutionnalisée.

 

Pourquoi chercher à retarder le processus d’évolution pour la Martinique alors que cela fait plus d’un demi siècle que le problème de l’évolution institutionnelle est posé ! Jusqu’à quand reculera-t-on cette échéance, tout en répétant sans cesse que les problèmes s’aggravent, que l’horizon est plus en plus lourd de menaces et que notre jeunesse désespère de l’avenir ?

 

Et qui ne voit le risque qu’encourt la Martinique dans une période où la France s’apprête à réformer ses institutions, de laisser  les mains libres à un pouvoir central toujours enclin à faire à notre place ; toujours tenté, pour ne pas s’éloigner du droit commun, de plaquer sur nos réalités différentes des dispositions conçues pour l’hexagone.

 

En réalité, si l’on veut que le peuple soit prêt à se prononcer sur son avenir, ce qu’il faut, c’est avant tout lui offrir un débat démocratique de qualité. Un débat dépassant les intérêts personnels et partisans ; un débat dégagé de tout ce qui tend à jeter la confusion dans les esprits ; un débat dans lequel il importe de privilégier les arguments rationnels, au lieu de céder aux facilités de la dramatisation ; au lieu de céder à la tentation de manipuler le virus de la peur qui, une fois inoculé, soyons en parfaitement conscients, ne peut que contaminer, et pour longtemps, le débat institutionnel… » 

 

 

 

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