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GRAN SANBLE à Rivière Salée le 26 avril 2015

 

Intervention de Claude Lise, secrétaire général du RDM, à l’occasion du « Gran Sanblé » du dimanche 26 avril 2015 à Rivière Salée. 

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« Mesdames, Messieurs, Chers Amis, Chers Camarades,

Permettez-moi, avant tout, de me féliciter de vous voir aussi nombreux ! Les mauvais augures en sont pour leurs frais ! Sanblé ta la, pèsonn pé pa di i pa mérité non’y : sé an Gran Sanblé !

Si apré sa rété moun ki poko konprann ke yo pé ké rivé divisé nou ek afébli nou, sé ke sé moun ta la, kon yo kadi,yo «bouchés à l’émri»! mésasépwoblèmyo!

Pwoblèm nou sé kontinué sanblé ek sé alé douvan douvan san janmen fè dèyè ! Man pé di zot ke le RDM kay mété tout foss li pou sa, pou rivé mété Martinique doubout !

Camarades, ceux qui m’ont précédé vous ont déjà montré à quel point le bilan de ceux qui, depuis cinq ans, détiennent en Martinique l’essentiel des leviers de pouvoir local, est catastrophique.

Mais, parmi les domaines dans lesquels ce bilan est particulièrement préoccupant, il en est un qu’il convient de bien mettre en lumière, un qui touche à nos droits fondamentaux de citoyens mais qui conditionne également la réussite de toute politique de développement durable, il s’agit de la démocratie.

Eh bien, mon propos visera à vous démontrer qu’à ce sujet il convient de dénoncer, dans notre Martinique, ce qu’il faut appeler une situation de régression démocratique.

En effet, depuis cinq ans, les atteintes à a démocratie se sont multipliées et ont pris une tournure de plus en plus inquiétante et inacceptable.

Ce que nous connaissons en la matière aurait entraîné depuis longtemps, dans n’importe quel département de l’Hexagone, des réactions très vives de certains organes de presse et de certains acteurs de la société civile.

Mais, ici, rien de tel. Nos protestations rencontrent peu d’écho dans la presse et peu de soutien dans la « société civile».

Les autorités de l’Etat, quant à elles, semblent frappées de surdité et de cécité.

Il existe, en fait, de toute évidence chez nous, une formation politique qui est parvenue à prendre le contrôle de la quasi-totalité des leviers de pouvoir local et dont le patron s’est assuré, de surcroit, le rôle d’interlocuteur privilégié du précédent gouvernement comme de l’actuel.

Cette formation politique a pris, avec ses alliés et ses ralliés de tous bords, le caractère d’un clan et ce clan est parvenu à installer en Martinique un véritable système (c’est le terme qu’a employé un hebdomadaire parisien pour caractériser ce que ces reporters ont découvert ici) ; un système qui lui permet d’imposer sa loi dans la plupart des collectivités territoriales, mais également d’exercer un pouvoir d’influence considérable dans nombre de domaines, qu’il s’agisse du social, du culturel, du sportif, ou, bien entendu, de l’économique.

Alors, bien sûr, certains me diront que sa position hégémonique, il l’a acquise par les urnes. Mais si l’on peut convenir que c’est formellement vrai, on ne peut pas ne pas poser la question de la valeur, sur le plan de la démocratie, d’élections gagnées le plus souvent avec des méthodes on ne peut plus contestables.

Il y a, évidemment, les méthodes classiques de pression sur tous les électeurs vulnérables : employés des collectivités dirigées par le clan, personnes âgées, jeunes au chômage, demandeurs d’aides diverses, etc…

Nous sommes nombreux à avoir vu ces méthodes à l’œuvre aux municipales de l’année dernière, notamment à Fort de France.

Plus récemment, à Saint-Pierre, on a assisté à des choses incroyables ! J’ai personnellement vu des jeunes exhiber des portables et des tablettes numériques reçus en contrepartie de leurs votes ! Et il n’y a pas eu que cela, les camarade de Saint-Pierre ici présents pourraient vous en dire beaucoup plus que moi.

Mais un autre type de méthodes mérite d’être dénoncé avec plus de force encore compte tenu de son degré de nocivité, il s’agit des méthodes de manipulation de l’opinion dans lesquels ce clan politique est passé maître.

Le néo-PPM, qui constitue le noyau central, « le noyau dur », du clan, a d’autant plus de facilité à user de ces méthodes qu’il a abandonné depuis plus de dix ans tout encrage idéologique et, l’on peut même affirmer, toute identité politique. Le terme progressiste pour lui n’est plus qu’un cache misère idéologique.

Ce Parti est donc devenu un parti typiquement populiste c’est-à-dire un parti dont le leader assoit son pouvoir en se servant du peuple tout en faisant semblant de le servir. Un parti pour lequel, par ailleurs, la communication prime sur l’action, les mots l’emportent sur les choses !

Le but n’est évidemment jamais d’éclairer les citoyens mais de les manipuler pour les amener à cautionner les politiques les plus contraires à leurs intérêts.

Nous en avons eu une triste illustration lors du débat sur la proposition d’évolution institutionnelle faite par le Congrès des Elus en 2009.

Le Président du néo-PPM décida alors de ratisser très large – le plus large possible – grâce à une stratégie visant, d’une part, à diaboliser ce qui n’était qu’une avancée vers un premier degré, relativement modeste et très sécurisé, d’autonomie ; d’autre part, à faire miroiter la possibilité d’emprunter, plus tard, une autre voie susceptible de mener à l’autonomie la plus large, mais sans s’affranchir du droit commun : c’est la mythique 3ème Voie sensée constituer une sorte de panacée institutionnelle !

Cette stratégie de ratissage a abouti à faire converger sur le « non », lors de la consultation du 10 janvier 2010 des citoyens aux points de vue les plus différents sur la question de la responsabilité martiniquaise.

Des autonomistes, voir même des indépendantistes – en tout cas s’affichant comme tels- ont, en effet, mêlé leurs voix à celles d’assimilationnistes patentés. Ils ont mêlé leurs voix aussi à celles d’une majorité de citoyens, certes favorables à l’idée de responsabilité, mais incapables de résister à l’odieux chantage à la perte des avantages acquis qui leur était fait ; un chantage autrefois apanage de la Droite et qui est devenu l’une des armes – peu glorieuse– du néo-PPM !

On connait la suite. C’est cette stratégie, relevant d’un singulier manque de respect envers les citoyens martiniquais, qui a permis au néo-PPM, renforcé par un premier contingent de ralliés, de gagner les régionales de mars 2010.

C’est cette stratégie qui a permis également la constitution de l’assemblage hétéroclite dénommé « Ensemble Pour une Martinique Nouvelle ».

Cet assemblage est devenu le refuge de tout ce que l’échiquier politique compte d’errants politiques n’ayant d’autre motivation que l’intérêt personnel.

Un refuge où l’on cultive l’esprit clanique et où l’on fait miroiter à ces opportunistes d’alléchantes perspectives de carrière, en échange, toutefois, d’une totale allégeance au patron de EPMN. Ce dernier dispose ainsi d’un instrument qui lui permet d’étendre un pouvoir qui, au fil des conquêtes électorales et des ralliements d’élus, prend de plus en plus la dimension d’un réel pouvoir hégémonique.

La situation ainsi créé suscite bien sûr un mécontentement croissant dans l’opinion.

Malheureusement, cette opinion a du mal à réagir comme elle le souhaiterait, précisément parce qu’elle est démobilisée par l’image peu reluisante que lui renvoie globalement la classe politique. Ainsi s’enclenche un véritable cercle vicieux, la démobilisation des citoyens aggravant la situation de régression démocratique.

Cette image dégradée sert en fait les desseins de celui qui a transformé ce qui fut le PPM en parti râteau, ratissant tous azimuts, en osant mettre en avant, comme une caution, la fameuse invitation césairienne à prendre « le parti du plus large contre le plus étroit ».

Comme si, pour Césaire, le plus « large » pouvait signifier le plus vague, le plus confus, le plus hétéroclite.

En fait, camarades, « le plus large » c’est nous qui l’illustrons avec notre Rassemblement ; un Rassemblement qui ne s’est pas fait derrière un leader mais autour de valeurs partagées et d’une commune et haute ambition pour la Martinique. Un Rassemblement qui n’a pas pour objectif de servir une multitude d’intérêts individuels mais bien l’intérêt supérieur de la Martinique.

Nous avons donc vu comment, dans sa conquête d’un pouvoir de plus en plus hégémonique, le clan EMPN n’a cessé de porter gravement atteinte à la démocratie, en manipulant et en démobilisant les citoyens martiniquais. Il nous reste à voir comme il met à mal la démocratie dans l’exercice -je devrais dire dans la jouissance– de ce pouvoir.

Le premier terme qui vient à l’esprit pour caractériser le comportement des élus du clan qui sont à la tête d’un grand nombre de collectivités territoriales et d’abord des deux plus importantes (la Région et le Département), c’est l’autoritarisme.

Celui-ci s’exerce, bien sûr, avant tout sur les personnels de ces collectivités qui font l’objet de statistiques inquiétantes en matière d’arrêts de travail et de burn-out. Mais cet autoritarisme s’exerce également sur les élus de l’opposition.

Le 2ème élément qui caractérise leur fonctionnement, c’est, en effet, précisément, le manque de respect de l’opposition.

Tout le monde le constate en regardant à la télé le déroulement des plénières du Conseil Général et du Conseil Régional, même si ces plénières ne donnent qu’un petit aperçu de la réalité de ce qui se passe au quotidien.

Dans l’une comme dans l’autre assemblée, même si les styles de présidence diffèrent, la ligne définie au sommet, c’est-à-dire par le Président de Région s’impose sans nuance. Les majorités, totalement aux ordres, votent de façon mécanique, en faisant preuve de la plus totale surdité aux arguments de l’opposition.

Ce modèle de fonctionnement anti-démocratique se retrouve pratiquement dans toutes les autres collectivités territoriales dirigées par le clan. On vient d’en avoir une illustration saisissante le 14 avril dernier, au Carbet, où l’on a vu, comme le rapporte le quotidien local, le maire faire voter en force le compte administratif 2014, en refusant obstinément de prendre en compte les mises en garde de l’opposition portant sur le non respect de dispositions légales.

Le 3ème élément qui caractérise le fonctionnement des élus du clan, c’est le manque de transparence. Ces élus semblent, en effet, considérer qu’ils n’ont de compte à rendre, ni aux élus de l’opposition, ni aux citoyens. Du coup, la rétention d’information est chez eux une pratique courante.

Enfin, le dernier terme qu’il convient de retenir pour caractériser le fonctionnement du clan, c’est celui de népotisme.

C’est probablement ce qui provoque le plus de réactions chez nos concitoyens car, dans une période comme celle que nous traversons, ils ont beaucoup de mal à admettre que l’on puisse, parce qu’on occupe des lieux de pouvoirs, distribuer avantages et emplois aux membres de sa famille et à ses amis. C’est pourtant ce qui se déroule en grand et souvent ouvertement, notamment au Département et à la Région ; la Région battant, il faut le dire, tous les records en la matière. C’est évidemment, pour les « Nouvelles Gouvernances », un moyen supplémentaire de s’assurer le contrôle des agents des administrations qu’elles dirigent.

Eh bien, Mesdames et Messieurs, Chers amis, devant un tel constat, la question qui vient à l’esprit est évidemment : que font les autorités de l’Etat ? Car ce sont elles qui ont la responsabilité de garantir un fonctionnement démocratique des institutions et qui sont chargées de faire respecter les droits fondamentaux des citoyens.

Malheureusement, comme je l’ai déjà dit, force est de constater qu’elles font preuve de surdité et de cécité. Et c’est ce qui permet au clan EPMN d’afficher en permanence, et non sans un certain cynisme, la tranquille assurance de ceux qui se savent protégés.

Le plus grave c’est que la cécité et surdité des autorités de l’Etat doivent en réalité être qualifiées de sélectives. La Martinique est devenue, en effet, un territoire de la République française emblématique du deux poids deux mesures !

Il y a, d’un côté, ceux qui surfent allègrement sur les pratiques antidémocratiques et aussi sur les scandales en tout genre d’où remontent de fortes odeurs de corruption. Et puis, il y a, d’un autre côté, ceux qui subissent les rigueurs de la loi, avant même qu’il soit démontré qu’ils ont commis une faute.

Ai-je besoin d’évoquer, à cet égard, la tristement célèbre affaire Frédérique Fanon-Alexandre ? Une affaire dans laquelle on a vu poursuivre pendant six ans l’ex- DGSD devant des juridictions administratives, financières et pénales, pour au final voir reconnaître par le Conseil d’Etat et la Cour des Comptes que le dossier était vide.                                                     Mais, qui n’a pas compris que le tord de l’intéressée s’était d’être la proche collaboratrice d’un homme politique que l’on cherchait par tous les moyens à impliquer dans une affaire ?

On sait, en effet, d’où est partie la lettre anonyme qui a suffit à faire connaître à Frédérique Fanon-Alexandre une éprouvante et humiliante garde à vue -épreuve, soit dit en passant, jusqu’ici soigneusement évitée à ceux qui sont mis en cause dans différentes affaires autrement plus graves dont on entend parler depuis déjà pas mal de temps.

J’ajoute, pour ceux qui se poseraient encore des questions sur les commanditaires de cette affaire, qu’il leur suffit de lire le PV de la plénière du Conseil Général du 28 juin 2012. Ce jour là, les élus de l’actuel majorité se sont déshonorés en votant, sur commande, une délibération faisant d’eux des auxiliaires zélés du Parquet, dans une procédure menée contre une compatriote, alors qu’ils étaient les mieux placés pour savoir qu’elle n’avait rien à se reprocher.

Je pourrais évoquer, comme autre exemple du deux poids deux mesures, les tracasseries dont fait l’objet notre camarade Alfred MARIE-JEANNE, mais je m’abstiens volontairement de tout développement à ce sujet vu les procédures en cours.

En tout cas, ce qui est clair c’est que l’Etat a sa part de responsabilité dans la régression démocratique dont nous sommes victimes.

Mes Chers amis, le sujet que j’ai tenu à évoquer devant vous mériterait bien d’autres développements, mais, dans le temps imparti, il fallait aller à l’essentiel.

Ce que je tiens à ajouter pour conclure, c’est que parmi les engagements que nous prenons face au Peuple Martiniquais, il y a celui, si les électeurs nous accordent la victoire en décembre prochain, de casser le système hégémonique et antidémocratique mis en place par le clan actuellement au pouvoir. ème

Il est dit expressément au 4ème point de l’accord du 27 janvier signés par les six organisations de notre Rassemblement : «elles [les organisations] les charges [il s’agit d’Alfred Marie-Jeanne et de Claude Lise] de garantir le fonctionnement démocratique de la Collectivité Territoriale de Martinique afin de favoriser la libre expression de toutes les sensibilités politiques tant de la majorité que de l’opposition ».

Cela veut dire que nous sommes décidés à prendre nos responsabilités à cet égard et, bien entendu, à mettre les autorités de l’Etat en demeure d’assumer les leurs.

Notre peuple attend cela !

Il sait, en effet, que sans démocratie il n’y a de citoyenneté que mutilée.

Il sait aussi que sans démocratie on ne peut promouvoir un véritable développement durable. Cela a pratiquement toujours et partout été démontré.

Alors, Camarades, nous savons ce qu’il nous reste à faire :

« Fatiguer le doute du Peuple », comme aurait dit Jaurès, par la persévérance de notre engagement et appeler les citoyennes et les citoyens à participer avec nous, armés de leurs bulletins de vote, à une indispensable et salutaire insurrection démocratique ! »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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CONGRES DU RASSEMBLEMENT DEMOCRATIQUE

POUR LA MARTINIQUE (R.D.M.)

CONGRES DES 8 ET 9 JUIN 2013

 

  • Considérant que l’insécurité a atteint en Martinique un niveau particulièrement inquiétant avec une évolution exponentielle des affaires à caractère correctionnel :

ü Vol à l’arracher avec violence, car jacking,

ü Agression avec armes

ü Infractions relatives aux stupéfiants

ü Nombre alarmant et croissant de mineurs impliqués dans des faits délictueux

ü Croissance de la délinquance dite routière

 

  • Considérant que le milieu scolaire subit de plein fouet la pression extérieure en matière de violences diverses 
  • Considérant l’influence importante de l’effet résonnance de l’information lors de commissions d’actes délictueux ou criminels commis sur un territoire restreint 

 

Le RDM appelle l’attention des autorités compétentes sur la diffusion de films violents à des heures de grandes écoutes 

  • Considérant la demande des professionnel chargés de la sécurité publique de :

ü Pousser à l’abandon de décisions organisationnelles jacobines prises à Paris sans aucune vision et visibilité des réalités locales

ü Peser pour la  prise en compte des réalités et des potentialités humaines

ü Voir émerger une véritable politique de sécurité prospective et planifiée en tenant compte de la vulnérabilité insulaire de la Martinique. 

Le RDM appelle à la constitution d’une commission de travail, de conférence en vue de l’élaboration d’une politique concertée de lutte contre la violence et impliquant tous les Martiniquais.

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COLLECTIVITE TERRITORIALE DE MARTINIQUE: la GAUCHE RESPONSABLE

Dimanche 26 octobre 2014  

 Extrait de l’intervention de Claude LISE

                                au meeting du Hall des Sports de DUCOS

  

Mesdames, Messieurs, Chers Camarades,

Il paraît que certains commentateurs politiques se faisaient du souci pour nous ! Sur notre capacité à nous mobiliser.

Il paraît même qu’il y en a qui doutaient de notre existence, de l’existence de ce j’aime appeler –parce que ça dit bien ce que nous sommes- « la Gauche Responsable » ou «  la Gauche de la Responsabilité ».

Eh bien, je crois que nous leur administrons aujourd’hui la preuve éclatante que ce Rassemblement, qui s’est constitué depuis plus de cinq ans, est une réalité et une réalité durable.

Autrement dit : ki yo lé ki yo pa lé nou la et nou la pou diré !

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Oui, Camarades, notre union, il faut que nous en soyons absolument convaincus nous-mêmes, elle a réellement vocation à être durable, même si nous savons qu’aucune union n’est jamais un long fleuve tranquille.

D’ailleurs, comme aime à le souligner le camarade Edmond MONDESIR, notre union a acquis d’ores et déjà un caractère historique ! Ne serait-ce qu’à cause du temps qui s’est écoulé, sans qu’elle cède aux tentations centrifuges et aux entreprises de déstabilisation aussi bien externes qu’internes ; les internes étant bien sûr les plus pernicieuses, celles qui réclament de nous le plus de vigilance.

En tout cas, dans l’histoire de la Martinique, jamais aucune tentative de rassemblement comme le nôtre n’a tenu aussi longtemps

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Nous sommes donc en train de marquer la période historique que nous traversons, à cause de la capacité dont nous avons su faire preuve de durer.Mais nous allons peut-être, plus encore, marquer cette période historique si nous parvenons à accomplir la mission qui nous est dévolue et qui n’est autre que le sauvetage d’un pays en péril.

Car notre Martinique est en grand péril ! Qui ne s’en rend compte ?

Elle l’est sur le plan économique et social, tous les indicateurs le prouvent et le plus terrible, le plus effrayant, c’est bien sûr celui du chômage.

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Alors, je ne dis pas qu’ils n’ont créé aucun emploi, mais comment peuvent-ils refuser de reconnaître que le solde est, pour le moins, impressionnant ! Alors que dans les cinq ans la population active- et d’ailleurs la population tout court- n’a pas pu augmenter au point de faire coexister les milliers d’emplois qu’ils prétendent avoir créés et une telle augmentation du nombre de chômeurs.

Je ne dis pas non plus que cette augmentation du nombre de chômeurs leur est entièrement imputable. Car je refuse de quitter le terrain de l’objectivité, même si eux ne se préoccupent nullement d’objectivité lorsqu’au mépris de ce que montrent les rapports de Chambre Régionale des Comptes, ils répètent, comme alibi à leur bilan calamiteux, qu’Alfred MARIE-JEANNE et moi, nous leur avons laissé des collectivités en faillite.

Non, je ne ferai pas comme eux. Mais je peux affirmer, car c’est l’évidence même, que leur échec est patent. Et ce que l’on est en droit de trouver plus grave, c’est leur refus de reconnaître un tant soit peu cet échec et ce sont leurs tentatives pathétiques de travestir la réalité à l’aide de statistiques fantaisistes.

Par comparaison, on serait tenté de féliciter le Ministre du travail du gouvernement français, M. REBSAMEN, qui a déclaré hier : « soyons honnêtes, nous sommes en échec ».

Mais, Camarades, les martiniquais n’ont pas besoin de graphiques et de statistiques. Ils constatent suffisamment dans leur vie quotidienne que la Martinique n’avance pas mais qu’elle recule, et de plus en plus ! Et l’on comprend qu’ils ne supportent plus de voir fleurir partout des panneaux régionaux qui disent le contraire, et cela qui plus est, à leurs frais !

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La situation économique est donc plus qu’alarmante sauf, apparemment, pour ceux qui ont en mains pratiquement tous les leviers du pouvoir local et, qui plus est, ont un leader qui est considéré comme l’interlocuteur privilégié du gouvernement actuel, comme il l’était d’ailleurs du précédent.

Or, loin d’utiliser ce statut pour aiguillonner le pouvoir central et pour le sommer de tenir les engagements qu’avait pris le Président de la République, en ce qui concerne notamment l’élaboration, avec les forces vives de chaque région d’outre-mer, d’un grand plan de développement adapté aux réalités de chacune de ces régions, loin donc d’utiliser ce statut privilégié pour défendre les intérêts propres de la Martinique, il préfère adopter vis-à-vis de la politique gouvernementale une attitude de suivisme ; une attitude qui a atteint les limites de l’indécence avec l’appel à soutenir le grand tournant libéral du gouvernement VALLS. Aimé CESAIRE a dû se retourner dans sa tombe !

Les choses ne peuvent donc que continuer à se dégrader, sur le plan social et sur le plan de la cohésion sociale.

Mais s’ajoute à tout cela, de surcroît, une dégradation toute aussi préoccupante de la situation politique locale.

Ce qui caractérise essentiellement celle-ci, c’est la façon dont les responsables politiques locaux-ceux qui sont aux postes de commande- conçoivent l’exercice du pouvoir.

L’image qu’ils donnent, c’est celui d’un véritable clan, gérant les affaires publiques comme si celles-ci leur appartenaient, au point de considérer que l’octroi d’une subvention peut être conditionné par une véritable vassalisation du bénéficiaire. Cela se voit beaucoup ces temps-ci à l’occasion de visites effectuées par l’aéropage régional dans les communes jugées électoralement dignes d’intérêt.

Un clan se comportant comme s’il avait tous les droits et comme s’il détenait, à lui-seul, la vérité sur tout, sans aucune considération pour ceux qui ne partagent ses idées.

Un clan qui, à l’aide d’une politique de communication- je devrais dire de propagande- d’une intensité jamais égalée, tente d’imposer une sorte de pensée unique en exploitant en permanence et de façon extrêmement abusive et choquante la mémoire d’Aimé CESAIRE.

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C’est dire l’importance de l’enjeu et, fort heureusement, nos concitoyens en ont de plus en plus conscience.

Ils veulent manifestement que les choses changent et pour cela ils ne veulent pas seulement changer les têtes de ceux qui sont là. Ils veulent un changement de politique. Ils veulent également un changement dans les pratiques politiques. Et ils veulent surtout  qu’on leur présente un projet de développement crédible.

Et pour obtenir cela, Camarades, n’en doutez pas, c’est vers nous, c’est vers « la Gauche Responsable » qu’ils se tournent. Et ils attendent que le rassemblement de la Gauche Responsable assume la mission qui lui revient naturellement du fait de ce qu’elle est : un rassemblement d’organisations politiques ayant certes chacune son identité, appartenant, pour les unes, au courant indépendantiste et pour les autres au courant autonomiste, mais qui partagent des valeurs essentielles, celles qui constituent le fondement des principaux courants du socialisme ; qui partagent également une même exigence démocratique et un même engagement à respecter scrupuleusement les volontés du peuple martiniquais. Et c’est ce qui permet aux deux courants de cheminer ensemble, chacun pouvant garder à l’horizon son idéal institutionnel, mais tous convaincus de la nécessité d’œuvrer ensemble aujourd’hui pour sortir la Martinique de sa situation catastrophique, le problème institutionnel n’étant pas d’actualité. Un rassemblement, enfin, dont les différentes composantes partagent un même esprit d’ouverture à l’égard de tous les démocrates qui veulent œuvrer à leurs côtés dans l’intérêt supérieur de la Martinique.

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Face donc à un réel danger dont il prend bien la mesure, le peuple martiniquais ne nous demande pas seulement d’aller unis à la bataille, il nous somme d’aller unis à la bataille ! Et à cette sommation, chers Camarades, nous avons le devoir, l’impérieux devoir de répondre OUI ! Oui nous sommes déterminés à aller unis à la bataille ! Et c’est cela que nous sommes venus dire au peuple martiniquais ici aujourd’hui.

Alors, bien sûr, à partir de cet engagement, il nous reste à trouver le COMMENT aller unis à la bataille.   En ce qui concerne le premier tour en particulier : sur deux listes ? Sur une liste ? Et dans ce cas, avec quelles modalités partenariales ?

J’ai fait et continuerai de faire des propositions sur ce que pourrait être une liste conduite de façon originale dans un esprit de partenariat véritable respectant les deux grandes sensibilités (autonomiste et indépendantiste) de notre rassemblement. Mais ce ne sont, pour l’heure que des propositions sur lesquelles je souhaite évidemment que la discussion soit ouverte très sereinement.

De toute façon les échanges, les discussions, se poursuivent entre partenaires.

En tous cas, je suis convaincu que le danger est tel et que l’attente du peuple est telle, que nous sommes condamnés à trouver la meilleure solution. En sachant que la meilleure solution :

 Ce n’est pas celle qui relèvera de comportements où chacun regarde les seules intérêts de sa chapelle.

Ce n’est pas celle qui relèvera de comportements où chacun se laisse emporter par son égo.

Ce n’est pas celle qui relèvera de comportements où chacun se préoccupe de son « plan de carrière ». C’est un terme que j’ai entendu dans la bouche de certains élus et nous savons que certains, en, même temps que de la collectivité unique se préoccupent déjà des futures sénatoriales de 2017, des futures législatives, etc…..

La meilleure solution, c’est celle qui sera la réponse à cette question fondamentale que nous devons, chacun de nous, nous poser : quels sacrifices dois-je accepter dans l’intérêt supérieur de mon pays ? Autrement dit : quelles concessions suis-je prêt à faire, quels compromis suis-je prêt à passer ?

Tel est en tous cas mon état d’esprit. Tel est le point de vue que je défends à l’intérieur de mon parti et dans le cadre des échanges avec les partenaires de mon parti.

C’est dire que je me tiens très à distance des conciliabules « en ba fèy » qui se déroulent ici et là depuis quelques temps. Je doute fort, en effet, qu’elles aient toujours comme motivation première l’intérêt général de la Martinique !...

J’ai, bien sûr, pris connaissance comme tout le monde du point de vue de ceux qui souhaitent constituer une liste de jeunes (jeunes en âge ou jeunes en politique).

Je vais vous dire franchement ce que j’en pense. Je comprends parfaitement qu’il puisse y avoir un désir de renouvellement de la classe politique. Je comprends même certaines impatiences, même si j’appartiens à une génération qui trouvait normal de faire de longs apprentissages avant d’accéder à des postes de responsabilité. Mais les temps ont changé et il faut accepter une évolution des conceptions dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres !...

Je crois néanmoins qu’il faut bien prendre la mesure de ce à quoi vont être confrontés ceux qui auront à tenir les rênes de la future Collectivité Unique. Ils auront à maîtriser les compétences des deux collectivités territoriales actuelles, à gérer un personnel qui–à cause des recrutements inconsidérés de la Région-va dépasser les 4500 agents (aux statuts multiples), à gérer un budget de plus d’un milliard deux, à être confrontés à une situation financière à coup sûr déplorable. Et, le tout, dans une conjoncture de crise et d’austérité budgétaire. Je n’évoque même pas les conditions dans lesquelles est préparée la fusion : puisqu’au lieu du regroupement des deux collectivités actuelles, tel que l’ont voté les martiniquais, c’est une fusion-absorption- qui est en cours de préparation, la grenouille cherchant à se faire aussi grosse que le bœuf pour avaler le Département !

Il me semble donc que ce n’est pas le meilleur moment pour se passer d’élus expérimentés, surtout de ceux qui connaissent le mieux les deux collectivités qui vont fusionner et qui y ont fait, je crois, leurs preuves. Les martiniquais sont d’ailleurs d’une grande lucidité sur cette question. Quand on les interroge sur les profils des futurs responsables qui devront mettre en œuvre le projet de développement alternatif qu’ils attendent, ils privilégient, dans leur grande majorité en tout premier lieu la compétence et l’expérience. Viennent ensuite, et ce n’est pas inintéressant, la probité (et comme on les comprend !), puis l’ancrage et la sincérité dans les convictions. Cela signifie que pour les martiniquais la « zonzolitude » n’a pas d’avenir !...

Cela dit, je veux quand même faire remarquer que dans le « collège exécutif », à côté du président, il y a 8 vice-présidents. De même, à côté du président de l’assemblée, il y a 4 vice-présidents.

Il existe donc 12 postes de haute responsabilité dont les titulaires disposeront forcément de larges délégations ce qui leur imposera, selon moi, la nécessité d’être à temps plein dans leurs fonctions.

Il ne manquera donc pas de place pour des jeunes politiques désirant faire le minimum d’apprentissage qui les préparera à assurer les relèves qui vont s’opérer, croyez-moi, bien vite, tout naturellement.

Voilà, mes chers Camarades, ce que je peux vous dire aujourd’hui. J’en ai peut-être d’ailleurs trop dit, mais je crois que si l’on veut faire avancer la réflexion et faire participer le peuple à cette réflexion, il faut prendre le parti de dire clairement ce que l’on pense.

Ce que je peux ajouter, en terminant, c’est que chacun devra, en définitive, dans les temps qui viennent, prendre ses responsabilités au regard de l’histoire de notre pays.

Je ne manquerai pas, pour ma part, de prendre les miennes, comme je l’ai toujours fait, dans le désintéressement le plus total.

Je prendrai mes responsabilités en conscience, en toute liberté, hors toutes pressions, quand bien même viendraient-elles de mes propres camarades de parti. Je prendrai mes responsabilités avec pour seule ambition : servir ce peuple martiniquais à qui je dois tant et en l’occurrence, le faire avec la volonté de contribuer, d’une façon ou d’une autre au succès d’un projet politique qui soit à la hauteur d’enjeux dont on mesure bien l’ampleur.

Un projet ouvrant réellement de nouvelles perspectives, un projet qui puisse s’avérer capable de redonner à notre peuple confiance en lui-même et à sa jeunesse, comme dirait le poète, « la force de regarder demain ».

 

Le Secrétaire Général du RDM Claude LISE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

VŒUX DE Claude LISE Secrétaire Général du RDM

  

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Mes Chers Compatriotes,  

         Je veux vous adresser mes vœux les plus chaleureux pour cette année qui vient de débuter.  

         J’aurais évidemment aimé, à cette occasion, ne vous tenir que des propos empreints d’optimisme, mais, hélas, les temps que nous vivons ne s’y prêtent pas.  

         Où que nous posions notre regard, dans ce qui est devenu, avec les moyens actuels de communication, un «village planétaire », il n’est question que de catastrophes. Des catastrophes qui, dans leur majorité, ne sont pas naturelles puisqu’il s’agit, le plus souvent, de conflits, notamment ethniques ou religieux, avec leur cortège de massacres et d’atteintes aux droits de l’Homme.  

         Il n’est question aussi que des conséquences dramatiques d’une crise mondiale : crise financière, économique, mais aussi morale, d’une ampleur rarement égalée.  

         Ici même, nous avons vu la situation économique et sociale continuer de se dégrader en 2012.  

         Chaque mois, on a vu augmenter le nombre d’entreprises en difficulté. Chaque mois on a vu augmenter le nombre de chômeurs ; mais aussi le nombre de personnes en situation de précarité et le nombre de personnes en situation de grande pauvreté. 

         Alors, comment ne pas avoir, avant tout, une pensée pour tous ceux qui, dans le monde, ont été durement éprouvés en 2012 ?  Ceux qui ont connu les violences de la guerre, les civils notamment qui ont vécu la terreur des bombardements et des opérations de représailles ; les blessés, les torturés, les déplacés, les réfugiés, les prisonniers. Et en ce moment,  nous savons qu’il y a un peuple – le peuple syrien – pour lequel tout cela fait partie du quotidien depuis plus d’un an.  

         Comment ne pas penser à ceux qui sont devenus des victimes de conflits qui ne les concernent pas directement, et notamment aux otages, alors même que l’un des nôtres – Thierry DOL – vit le calvaire de cette situation depuis près de deux ans et demi, et que sa famille vit le cauchemar que l’on imagine aisément ?  

         Comment ne pas penser également à toutes les victimes de catastrophes naturelles – et il n’en a pas manqué non plus en 2012 - ?  

         Et puis, dans notre Martinique, dont la situation peut certes faire illusion à un regard superficiel, comment ne pas avoir une pensée pour toutes celles et tous ceux qui ont vu s’accroître leurs difficultés de vie ? Pour les sans emplois, les mal logés, les personnes âgées vivant de maigres retraites ou de minima sociaux, les isolés, les handicapés, les malades, les victimes de mauvais traitement, qu’il s’agisse de femmes, de personnes âgées ou d’enfants.         

Comment ne pas penser, enfin, à nos compatriotes vivant dans l’hexagone, de plus en plus nombreux à pâtir de difficultés de tous ordres, de plus en plus nombreux à rêver, sans pouvoir concrétiser ce rêve, d’un retour au pays natal ?  

         Que de raisons avons-nous, par conséquent, de souhaiter que les choses changent en 2013 !  

         Que de raisons, surtout, pour chacun de nous, de contribuer à faire changer les choses ; en sachant que, pour cela, il ne s’agit pas de s’en remettre simplement aux souhaits, mais de prendre le parti d’agir : c’est ce qui donne du sens aux souhaits que l’on formule.  

         Agir, au quotidien, en assumant résolument son devoir de solidarité ; le devoir, dont chacun doit se sentir investi, de participer à la construction d’une société qui fasse preuve de plus de cohésion et de plus de générosité ; d’une société attachée à réactiver les solidarités de proximité et où le lien social trouve à se renforcer dans la mise en œuvre d’une véritable fraternité agissante.  

         Agir aussi, en exerçant pleinement ses responsabilités de citoyen. Car bien des choses dont nous nous plaignons pourraient changer si nous refusions d’assister passivement aux évènements qui se déroulent et de subir des situations qui ne relèvent d’aucune fatalité.  

         2013 sera, à cet égard, une année très importante.  

         Très importante, car face à la situation de croissance quasi nulle que va connaître la France (dans une Europe globalement en récession) il faudra être très attentif à la pertinence des politiques publiques qui vont être menées et il faudra savoir peser sur les choix qui seront faits dans ce domaine, pour qu’ils répondent au mieux aux besoins de notre Martinique et aux aspirations de sa jeunesse. 

         2013 sera importante aussi parce que ce sera une année décisive pour la concrétisation du choix que vous avez fait, il y a trois ans déjà, en janvier 2010, le choix de remplacer les deux collectivités territoriales actuelles (Le Département et la Région), coexistant sur un même territoire, par une seule collectivité territoriale. 

          Vous l’avez fait en considérant que ce serait là un outil plus efficace dans les mains de vos élus. Et je suis de ceux qui pensent qu’effectivement ce peut être un outil beaucoup plus efficace, dont on ne peut indéfiniment chercher à repousser la mise en œuvre. Mais il ne faut pas oublier que ce n’est qu’un outil ! Il ne résoudra pas par lui-même les graves problèmes auxquels nous sommes confrontés.  

         Il faudra, bien sûr, le moment venu, choisir comme il faut ceux qui auront la responsabilité de le faire fonctionner au service de la Martinique.  

         Mais, ce qui doit nous mobiliser dès à présent, c’est de faire en sorte qu’il soit bien conçu, c’est-à-dire conforme à ce que nous avons voté et ne comportant, en quelque sorte, aucun vice, même caché, de fabrication, surtout en matière de fonctionnement démocratique.  

         2013, année heureusement sans élections, devra donc être une année où chaque citoyen devra avoir à cœur de s’informer le mieux possible pour déterminer ses choix de la façon la plus lucide et la plus pertinente. Une année aussi où chaque citoyen devra avoir à cœur de faire en sorte que l’on entende sa voix  et que cette voix compte.  

         Vous l’aurez compris, mes vœux se veulent avant tout des vœux de mobilisation, de mobilisation de citoyens solidaires et responsables, pour faire face à une conjoncture extrêmement difficile et préparer des échéances déterminantes pour l’avenir de notre Martinique.  

 Mais je tiens à y ajouter, pour chacune et chacun d’entre vous, des vœux plus personnels :  

Puisse 2013 vous apporter vitalité, succès et joies, mais aussi sérénité et tout le bonheur dont vous pourrez rêver !  

BONNE ET HEUREUSE ANNEE ! 

Claude LISE

 

 

MOTION SUR LA COLLECTIVITE UNIQUE

 

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CONGRES DU RASSEMBLEMENT DEMOCRATIQUE POUR LA MARTINIQUE

REUNI LES 8 ET 9 JUIN 2013

 

RESOLUTION SUR LA COLLECTIVITE UNIQUE 

Les congressistes réunis au COPES, route de Moutte à Fort de France rappellent le vote des Martiniquais le 24 janvier 2010 pour la mise en place dans le cadre de l’article 73 d’une collectivité unique ayant les compétences dévolues au Conseil Général et au Conseil Régional 

Les congressistes rappellent aussi que la loi organique relative à l'organisation et au fonctionnement  de la future collectivité unique a été adoptée depuis le 27 juillet 2011 et que les Martiniquais se sont en fait prononcés pour  l’addition des personnels, des patrimoines, des compétences et des ressources des deux collectivités territoriales. 

Il ne s’agit donc pas d’une collectivité « sui généris » qui reste à concevoir, il ne peut s'agir de conférer des compétences et des pouvoirs qui l'apparenterait à la Collectivité résultant de  l’article 74 pour laquelle les Martiniquais ont émis un vote négatif en Janvier 2010. Les Congressistes du RDM demandent donc que le vote des martiniquais soit respecté. 

Constatant les nombreux reports de la date de sa mise en place et devant la dégradation du climat social et économique ils appellent à accélérer la mise en place de cette Collectivité afin de permettre aux élus de mener des politiques publiques beaucoup plus efficaces et de aux acteurs économiques de travailler dans un cadre institutionnel stabilisé. 

Ils soulignent la nécessité de doter cette collectivité d’un fonctionnement  réellement démocratique au service de la population.

 Ils dénoncent à cet égard le maintien d’une prime de 11 sièges à la liste arrivée en tête. 

Ils demandent d'autre part à leurs élus de se montrer extrêmement vigilants sur les conditions dans lesquelles les majorités des collectivités Départementale et Régionale préparent la mise en place de la future Collectivité Territoriale de Martinique 

Ils leur demandent également la même vigilance s’agissant du Congrès convoqué pour le 20 juin 2013. 

D'autre part, les congressistes exigent que cessent les pressions électoralistes sur les personnels des collectivités régionale et départementale.

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COOPERATION REGIONALE

RENDRE A LISE CE QUI APPARTIENT A LISE ! 

Bien qu’encore en période d’hivernage et pas à l’abri de cyclone, depuis quelques mois, soufflent des rafales persistantes de malhonnêteté politique sur la Martinique.

Seraient-ce les intempéries de la nouvelle gouvernance pendant la période des avents ?

Toujours est-il,  qu’il est grand temps de rétablir certaines vérités avant le blizzard.

Le souffle pris naissance dans les colonnes du « Progressiste » sous la plume du dénommé Souffleur gonflant son petit pet de semaine en semaine par un vent soudain qu’est la risée. 

La première rafale est dans le journal le « Progressiste » du 01/02/12, qui titre à la une « La Martinique intégrée (enfin !) dans la Caraïbe grâce à Serge Letchimy ».

Puis la deuxième rafale est localisée dans la rubrique « Amériques » à la page 10. La vraie coopération est celle que « préconise » le Président de Région. Il déclare que « désormais la Martinique intègre l’Organisation des Etats de la Caraïbe Orientale » (OECO).

Puis de rafale en rafale, le petit pet de Serge Souffleur se transforme en simoun à l’occasion du discours de Serge Letchimy à El Salvador le 31 aout à la CEPAL (Commission Economique Pour l’Amérique Latine et les Caraïbes), et on peut encore lire dans le journal le « Progressiste du mercredi 5 septembre 12 : « notre appartenance à la Caraïbe cesse ainsi sous l’impulsion de Serge Letchimy d’être un letmotiv incantatoire pour devenir une réalité palpable ». 

Puis le simoun gonfle et se transforme en suroit dans le nouveau magazine du Conseil Régional du  03/12/12. On peut lire en deuxième page que" Laurent Fabius a pris en compte le souhait de longue date de Letchimy". Le Président de région serait le précurseur de la coopération ! 

La tempête passée, le temps s’éclaircit, il est temps de faire tomber les masques, de rétablir la vérité.

Et voici la brise, celle des alizés portant vent le courage et l’honnêteté de dire que c’est Claude LISE qui est à l’origine des nombreuses possibilités dont on dispose maintenant en matière de coopération régionale.

Je rappelle que la coopération est en marche bien avant l’arrivée de Serge  Letchimy en politique,  c’est la loi d’orientation en date de juillet 2000 issue du rapport Lise-Tamaya qui  énonce les réelles avancées significatives pour les  régions d’Outre-mer en terme de coopération régionale, qualifiant le statut de membres associés dans les organismes caribéens, et l’extension de la territorialité des compétences territoriales.

Oui c’est bien Lise qui a donné l'instrument qui permet l'actuelle coopération. Grâce à cette coopération la zone des Gonaïves à d'Haïti ainsi que d’autres pays de la caraïbe bénéficient de la technologie du système d'alerte des crues, des houles, des instruments de préventions de risques majeurs  mis en place par le Conseil Général…et ce ne sont que quelques exemples !...

Dans un excellent rapport de mai 2012 du Conseil Economique Social et Environnemental, les rapporteurs parlent des outils juridiques spécifiques des Outre-mer pour la coopération régionale en citant le puissant outil qu’est la loi d’orientation pour l’Outre-mer de décembre 2000, loi qui est le résultat du travail de Claude LISE 

Ne falsifions pas l’Histoire ! L'outil pour la coopération c'est LISE qui l'a construit.

Il faut rendre à LISE ce qui appartient à LISE ! Il faut savoir reconnaitre et applaudir le travail intellectuel de ceux qui ont donné leurs compétences au pays Martinique. 

Si aujourd’hui l’actuel Président de Région, tout comme son prédécesseur, peut siéger dans différentes instances de la Caraïbe c’est grâce au travail de Claude Lise dans ce rapport qui porte son nom et celui d’un député de la Réunion. 

Maintenant que cette nouvelle gouvernance poursuive le travail et tente d’aller plus loin pour l’intérêt général du peuple de la Martinique.

CANTON 9 : DE FORT DE FRANCE

23 janvier 2013

 logo-rdm3-1.jpg   COMMUNIQUÉ DU BUREAU EXECUTIF DU RDM

 

Le Bureau exécutif du RDM, réuni le 23 janvier 2013, a examiné les conditions dans lesquelles le conseiller général du 9ème canton de Fort-de-France vient d’être remplacé par sa suppléante. 

Ce remplacement est censé faire suite à une décision du Conseil d’Etat (en date du 21 novembre 2012) qui a imposé la démission d’office de cet élu assortie d’une inéligibilité d’un an. 

Le Bureau exécutif du RDM considère que la décision du Conseil d’Etat aurait normalement dû entrainer l’organisation d’une élection partielle dans le 9ème canton de Fort-de-France dans le délai de trois mois prévu par les textes. 

Il estime donc que la situation créée par le remplacement pur et simple, par sa suppléante, du conseiller général sanctionné est particulièrement choquante, tant sur le plan du droit que sur le plan de la morale politique.

 

En effet, on ne peut comprendre qu’une sanction prise suite au rejet d’un compte de campagne - lequel est commun au titulaire et à la suppléante - puisse ne frapper que le titulaire.  

L’accepter reviendrait à remettre gravement en cause l’esprit et la lettre des dispositions voulues par le législateur pour moraliser les financements des campagnes électorales et notamment assurer un minimum d’égalité entre les concurrents participant à ces campagnes.  

Le Bureau exécutif du RDM dénonce, par conséquent, l’interprétation particulièrement extensive donnée à l’article 221 du code électoral pour justifier une mesure tout à fait inacceptable qui n’aboutit objectivement qu’à servir les intérêts de la majorité actuelle du Conseil général. 

Le RDM estime que cette mesure doit faire l’objet d’un recours devant les instances compétentes et appelle tous les démocrates à faire preuve de la plus grande vigilance et à défendre résolument en Martinique les valeurs démocratiques et les principes de l’Etat de droit.  

Le Bureau Exécutif du RDM

 

 

 

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